Poésie - Le marcheur

Publié par Lou Reïgis

Le marcheur

  

Je marcherai dans la forêt de ton silence

Sans hâte avec la prudence d’un Sioux guerrier

Cœur grimé aux chamanismes d’adolescence

Ces superstitions  d’autrefois dont tu riais
 

Sous la canopée de ta brune chevelure

Je trouverai la rivière de tes yeux d’or

Orpailleur patient j’en tamiserai l’épure

Cristalline dans le sac d’un jeteur de sort

 

De cette jungle ou dorment les temple d’Angkor

Des pyramides aux mémoires d’outre-tombe

Des méandres  aux courbes amples de ton corps

Je redécouvrirai L’Origine du Monde

 

Aucune muraille fussent-elles  de Chine

De  Cordillère des Andes de Sahara

Me seront obstacles pour  l’ombre que dessine

Entre les dunes de tes seins l’Oued baraka

 

Je marcherai ainsi de par ce vaste monde

Comme un Juif errant hors la douane des mers

Sur le grain de ta peau mes lèvres vagabondes

Poseront les collets de mon cœur gibecière

 

Dans le long sillage d’une chanson d’été

Dans les traces fossiles d’étoiles filantes

Cette part d’invisible est notre identité

Je sais que tu le sais de manière prégnante

 

Les esprits délétères peuplent leur égo

Du néant abyssal des amours ordinaires

Je ceindrai tes hanches du plus beau Paréo

Arraché aux étoiles une nuit de colère

 

Sur tes épaules nues mes mains se poseront

Et je t’emmènerai au plus haut d’une tour

Là nos sens embrasés auront de l’horizon

La dimension ensorcelée de cet Amour

  
J-Y S 

                                    

Publié dans Poésie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :