Poésie - Avignon

Publié par Lou Reïgis

Nous étions amoureux  à l’école
D’un joli moi de Mai enrhumé
Par les essences arboricoles humées.

Pour sûr tu n‘étais pas Antibaise 
Comme la framboise de Lapointe
Oh non! Toi ma jolie Avignonnaise étreinte

Sous les remparts de la vielle ville
A deux pas du pont Saint Bénezet,
Il me revient un fleuve de baisés fébriles.

Dans ses asseaux où les corps s’épatent
Et les cœurs battent à l’unisson,
J’entrais au palais heureux comme un papillon.

De cette ville du Sud d’en France
Tu en étais le ciel provençal
La grappe de raisin la braise de Vestales

Mais voilà l’infortune d’automne
Soumise à cette inadéquation
Corps qui ne résolvent l’équation cœurs atones
 

Par quel délitement insensible
L’amour s’en est allé à vau-l’eau?
Sous le pont Bénezet bien visible cœur gros,

Coule le Rhône et cet amour là,
Apollinaire, Brassens and Co,
La centaine d’amour de Pablo Neruda.


J-Y S ©

 

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