ô céans de ma douleur...
Me voilà revenu d'un séjour hospitalier qui ne le fut guère...
Afin de relancer un lectorat sommeillant, Caminarès me suggéra de faire montre d'idées originales de chroniques et
d'informations, lui même se sentant sec comme une vielle figue, prit qu'il est par une activité professionnelle débordante d'hélicons sans pales et de réunionnite aiguës idoines...
Me vint donc l'idée la plus banale utilisée par tout les médias traditionnels comme ceux de la "toile": parler de cul pour
relancer les ventes en baises ( le Zembèse est un pays d'Afrique, mais je m'égare du Nord...)
Si le procédé est peu glorieux, il est efficace aux vues du regain d'intérêts pour notre blog et les échos rieurs de mes
amis Légrémistes.
D'autant, finalement, que je parlais de mon trou de balles personnel, attaché à son bon fonctionnement dans l'usage commun
de nos défécations quotidiennes.
Je vous devez donc la suite de mon aventure fondementale, et je dois vous avouer qu'elle fut peu glorieuse...
J'entrais donc dans l'univers inhospitalier des cliniques de provinces, avec la tranquillité bonhomme d'un couillon ayant
donné crédit à un chirurgien l'assurant d'un séjour court et des meilleurs...
Seulement voilà, il en faut souvent pas beaucoup entre Mme Irma et la réalité d'Hippocrate...
La malchance voulu que je tombe sur un diafoirus anesthésiste qui me conseilla une "rachi" de derrière (!) les fagots qui,
mon vieux disait il, me procurerait la sensation extraordinaire d'être en direct-live de mon tuyau d'échappement, et bénéficierai d'un réveil au son des oiseaux du paradis...
Et bien mon cochon, en fait de vahinés langoureuses et de hamacs indolents, j'eus droit a un salmigondis de seringues, de
médicaments, de fioles en intraveineuses et autre sonde dans la zigounette...
O putain d'Adèle que tout cela fait mal et nous ramène à notre misérable condition humaine...
N'attendez pas de moi que je vous parle des superbes infirmières qui m'entouraient, de mes compagnons d'infortune qui,
comme moi, se perdirent en ce lieu de débauche pharmaceutique et de rentabilité délirante voulue par tous ces énarques qui nous gouvernent, non, rien de tout cela, entrevu bien sur, parce que sur
mon lit de douleur, toute mon attention fut retenue par cet orifice dont je refuse de croire à tout jamais qu'elle puisse être une zone érogène.
Publié le 07/12/2009 à 23h04