Le blog de Caminarès
Originaire d'Aubenas, j'ai quitté très tôt mon Ardèche natale, mon père ayant trouvé du travail dans la ville rose. Et mon enfance s'est déroulée entre Toulouse
et Ardèche, où les grandes vacances venues, nous passions nos mois d'été dans la maison familiale du côté de Saint Privat.
Nous savions que notre aïeule, née Estéoule, était issue de Pranles, mais sans plus de détail.
Puis, le temps passant, mes parents remontèrent le fil du temps et entreprirent de construire la généalogie de la famille. Mon jeune frère reprit et amplifia les recherches. C'est ainsi que l'on mit un nom sur un hameau : La Pizette.
Et je fis la connaissance de Jean Yves et Myriam puis Régine. Alors, il fut décidé qu'ensemble, nous irions sur les traces de mon aïeule...
Voilà le périple que je vais vous conter aujourd'hui...
Mercredi 5 août, nous sommes sur le parking de Clap. Au programme, le Volcan de Chirouse. Déjà, le soleil darde ses rayons. Cela me change... Bien souvent, je n'ai vu de la vallée de l'Eyrieux que nuages et vent mauvais...
La fille de mes hôtes me le rappelait hier encore: "Chaque fois que vous venez, il pleut!".... Et, oui, par respect à mes cheveux blancs, celle-ci me vouvoie...
Le chemin empierré que nous empruntons nous mène joyeusement au Col du Muret. Là, le panorama sur les Boutières se dévoile et notre guide bénévole d'un jour, Régine, nous explique le paysage.
"Au loin, le serre des Pins. Tu vois, là ce hameau, c'est Garde. Et puis, là, au bout de ce promontoire, voilà la Pizette".
Ce nom résonne étrangement en moi...
Le sentier descend maintenant au travers de buis élevés, s'inverse sur la droite et rejoint, sous une ombre généreuse, le Goutoulas. Face à nous, le volcan de Chirouse s'éveille lentement. A son pied, s'étend un pierrier que nous franchirons tout à l'heure...
Parcouru de hauts murs de pierre rappellant le dur labeur des hommes et femmes d'antan, le sentier nous amène bien vite sur ce fameux pierrier: long de 9 km, il ceinture la base de l'ancien volcan. Nous le traverserons précautionneusement, le basalte noir instable par endroit nous incitant à la plus grande prudence.
Notre topoguide certifiant "dominant le pierrier de Chirouse, la grotte des Camisards..." deux courageux s'élancent vers les hauteurs..
Mais de grotte point! Nous la trouverons plus bas, sur le chemin d'Eyrebonne...
Nous voici maintenant au fond d'un vallon frais et accueillant, tout juste débroussaillé par une association de réinsertion qui maintient, en accord avec les autorités locales, la bonne accessibilité des chemins de randonnée, pour notre plus grand plaisir!
Puis, nous traversons Magerouan et ses belles maisons de pierre séche. Au loin, La Pizette veille, face au cône de Chirouse.
Une belle calade descendante nous amène à la rivière Auzène au lieu-dit le Sablas. Il nous faudra emprunter le bord de la départementale sous la chaleur de plus en plus accablante de cette moitié d'été.
A Jean de Fau, la traversée de la rivière se fera par un vieux et beau pont en escaladant une magnifique porte posée là afin de permettre aux randonneurs de franchir une barrière à bétail.
Et lentement, le sentier sélève vers La Pizette. Nous sommes exposés plein ouest et le soleil darde de plus en plus ses rayons.
Je monte en silence. Je pense à mes ancètres, qui durent suivre ce chemin maintes et maintes fois.... Moi, je suis ici, avec des amis, pour mon seul plaisir.
Eux, devaient vivre, simplement vivre...
Cela relativise bien des misères et autres soucis de notre vie quotidienne...
Au débouché du chemin, la Pizette se présente, écrasée de chaleur estivale. A l'ombre d'un vieux mur, un homme nous accueille. Nous ferons une petite causette, puis il nous indiquera un point d'eau. Nous en avons bien besoin, de cette eau perchée en haut de la colline, fraîche et désaltérante!
J'effectue le retour vers Clap perdu dans mes pensées. Heureux d'avoir foulé ce bout de terre ancestrale....
Au col du Muret, le Ventoux nous salue de sa majestueuse silhouette....
Sous la houlette d'un homme serviable, cultivé et sympathique, nous finirons la journée par la visite de l'église romane de Pranles,
Lieu, s'il en est, chargé d'Histoire!
Nous savions que notre aïeule, née Estéoule, était issue de Pranles, mais sans plus de détail.
Puis, le temps passant, mes parents remontèrent le fil du temps et entreprirent de construire la généalogie de la famille. Mon jeune frère reprit et amplifia les recherches. C'est ainsi que l'on mit un nom sur un hameau : La Pizette.
Et je fis la connaissance de Jean Yves et Myriam puis Régine. Alors, il fut décidé qu'ensemble, nous irions sur les traces de mon aïeule...
Voilà le périple que je vais vous conter aujourd'hui...
Mercredi 5 août, nous sommes sur le parking de Clap. Au programme, le Volcan de Chirouse. Déjà, le soleil darde ses rayons. Cela me change... Bien souvent, je n'ai vu de la vallée de l'Eyrieux que nuages et vent mauvais...
La fille de mes hôtes me le rappelait hier encore: "Chaque fois que vous venez, il pleut!".... Et, oui, par respect à mes cheveux blancs, celle-ci me vouvoie...
Le chemin empierré que nous empruntons nous mène joyeusement au Col du Muret. Là, le panorama sur les Boutières se dévoile et notre guide bénévole d'un jour, Régine, nous explique le paysage.
"Au loin, le serre des Pins. Tu vois, là ce hameau, c'est Garde. Et puis, là, au bout de ce promontoire, voilà la Pizette".
Ce nom résonne étrangement en moi...
Le sentier descend maintenant au travers de buis élevés, s'inverse sur la droite et rejoint, sous une ombre généreuse, le Goutoulas. Face à nous, le volcan de Chirouse s'éveille lentement. A son pied, s'étend un pierrier que nous franchirons tout à l'heure...
Parcouru de hauts murs de pierre rappellant le dur labeur des hommes et femmes d'antan, le sentier nous amène bien vite sur ce fameux pierrier: long de 9 km, il ceinture la base de l'ancien volcan. Nous le traverserons précautionneusement, le basalte noir instable par endroit nous incitant à la plus grande prudence.
Notre topoguide certifiant "dominant le pierrier de Chirouse, la grotte des Camisards..." deux courageux s'élancent vers les hauteurs..
Mais de grotte point! Nous la trouverons plus bas, sur le chemin d'Eyrebonne...
Nous voici maintenant au fond d'un vallon frais et accueillant, tout juste débroussaillé par une association de réinsertion qui maintient, en accord avec les autorités locales, la bonne accessibilité des chemins de randonnée, pour notre plus grand plaisir!
Puis, nous traversons Magerouan et ses belles maisons de pierre séche. Au loin, La Pizette veille, face au cône de Chirouse.
Une belle calade descendante nous amène à la rivière Auzène au lieu-dit le Sablas. Il nous faudra emprunter le bord de la départementale sous la chaleur de plus en plus accablante de cette moitié d'été.
A Jean de Fau, la traversée de la rivière se fera par un vieux et beau pont en escaladant une magnifique porte posée là afin de permettre aux randonneurs de franchir une barrière à bétail.
Et lentement, le sentier sélève vers La Pizette. Nous sommes exposés plein ouest et le soleil darde de plus en plus ses rayons.
Je monte en silence. Je pense à mes ancètres, qui durent suivre ce chemin maintes et maintes fois.... Moi, je suis ici, avec des amis, pour mon seul plaisir.
Eux, devaient vivre, simplement vivre...
Cela relativise bien des misères et autres soucis de notre vie quotidienne...
Au débouché du chemin, la Pizette se présente, écrasée de chaleur estivale. A l'ombre d'un vieux mur, un homme nous accueille. Nous ferons une petite causette, puis il nous indiquera un point d'eau. Nous en avons bien besoin, de cette eau perchée en haut de la colline, fraîche et désaltérante!
J'effectue le retour vers Clap perdu dans mes pensées. Heureux d'avoir foulé ce bout de terre ancestrale....
Au col du Muret, le Ventoux nous salue de sa majestueuse silhouette....
Sous la houlette d'un homme serviable, cultivé et sympathique, nous finirons la journée par la visite de l'église romane de Pranles,
Lieu, s'il en est, chargé d'Histoire!
Jeu 13 aoû 2009
3 commentaires
Il y a quelques années, j'ai suivi le même chemin à la recherche de mes ancêtres ESTEOULE de la Pizette.Depuis la route généalogique m'a conduit à Ajoux. Si ça vous intéresse !
Alain ESTEOULE - le 31/10/2009 à 16h32
Je viens d'acheter au Hameau "les Eschandols" à Vals les Bains une maison qui était en son temps une auberge appelée 'l'Auberge
d'Estéoule". J'aimerais tellement connaître son histoire. Peut-être était-ce de votre famille ?
Merci pour ce récit fort sympathique
d'Estéoule". J'aimerais tellement connaître son histoire. Peut-être était-ce de votre famille ?
Merci pour ce récit fort sympathique
souppat durand - le 18/08/2010 à 16h43
Merci à toi, ami Caminares.