Vieux pèlerin qui vagabonde...

Publié le par Lou Reïgis

Une vielle antienne de patronage Catho me fredonne à l'oreille à la lecture des dernières chroniques de mon Caminaroudoudou. Elle conte l'histoire d'un vieux pèlerin qui vagabonde en géniant << Je suis partout un étranger, mais je sais bien qu'dans l'autre monde, Dieu trouvera à me loger...>> 

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Ici nous sommes à la croisée des chemins entre Caminarès et Lou Reïgis.

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Caminarès, vieux coco de la communale, de rouge qu'il fut, vire au bleu de la Jérusalem céleste.

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Lou Reïgis, d'enfant du bon Dieu de l'école "libre", vire au noir du drapeau sur la marmite.

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Les conversions successives que proposent le cheminement de nos vies, produisent toujours à l'approche de nos automnes grisonnant, l'interrogation suivante: "pourquoi il y a t'il quelque chose plutôt que rien?". Cette affirmation sur le "quelque chose", je le modérerai plus sûrement en utilisant le conditionnel du verbe avoir de cette phrase, "il y aurait".

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Mais là, j'ai déjà mal à la tête... Non que je n'ai pas un avis sur la question... La création sidérale qui se poursuit depuis 13,7 milliard d'année me convient parfaitement dans l'idée que poussière d'étoile nous fûmes, poussière d'étoile nous retournerons. Rien dans l'ordre de la bondieuserie. Rien dans l'ordre de la pensée magique des gourous de quelques religions ou sectes que se soit. Pas de Jérusalem céleste, de jugement dernier d'enfer et damnation.

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Rien, il n'y a rien.

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Pas de désespérance qui me vaudrait un ulcère du coeur ou des boyaux de la tête. C'est ici et maintenant que vivent les hommes, dans un présent continu. Bien ou mal, nous vivons. Et le choix est celui ci: comment et avec qui partageons nous notre liberté d'être. Pas d'égalité entre nous, nous sommes tous différents mais capable d'accepter l'altérité. D'éprouver une fraternité homme/femme, et plus si affinité. Nos regards se tournent vers le ciel, nos recueillements se formulent dans la pénombre des édifices sacralisés ou dans la quiétude d'un repos paysager. Entre l'ignorance et la connaissance, l'équilibre et le déséquilibre, la rectitude et la souplesse se partage l'instant qui va. Dans lequel vagabondent ces pèlerins étrangers et frères en humanité... comme les deux pèlerins de ce blog.

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