Voyage en Corse....

Publié le par caminares

Et voilà! Une semaine, cela passe vite. Trop vite...

Ces quelques jours de vacances en Corse, au-delà du bien fou que font les vacances, m'auront permis de connaître cette belle île. Car, je l'avoue, je n'avait jamais mis le pied sur les rivages de l'Ile de Beauté. Et j'ai pu constater que les sentiers corses ont autant de caractères que les autochtones....

Débarquement, Bastia. Notre première visite est pour le Cap Corse.

Balade agréable en voiture, ponctuée d'arrêts intempestifs enfin de satisfaire le photographe amateur qui sommeille en moi. Et la pointe extrême de l'île s'offrit à nous, balayée par les coups de butoir d'un fort mistral.

Corse-Cap Corse-La GiragliaLes lames blanches se succédaient sans répit, déposant sur le rivage de Barcaggio, l'écume des jours de la folie d'Eole. Boris Vian aurait apprécié....

Le soir venu, après une halte à Centuri-Port, capitale de la langouste du Cap-Corse, nous nous arrêtâmes à Pino, petit village accroché à flan de colline, proche du mont Alticcione. Là, notre hôtesse fera honneur à la réputation d'hospitalité du peuple corse...

Et nous indiquera un restaurant sans prétention où la langouste était, parait-il, délicieuse... Corse-langouste avant

A l'heure de l'apéro, nous étions attablé à Canari, devant une Pietra, bière locale à la châtaigne dont je conseille à tous les vertus gustatives et désaltérantes...

Et la langouste nous fut servit par Ange, cuisinier émérite, pour lequel, sans aucune hésitation, nous donnons quatre étoiles, tant sa cuisine bien que simple, est odorante,  parfumée et inventive. Et si vous passez par Canari, n'hésitez pas, installez vous à la terrasse sans prétention de l'auberge "Au bon clocher", je doute que vous soyez déçu....Corse-langouste après

Le lendemain, nous eûmes bien du mal à lever l'ancre, non parce que les agapes de la vielle nous avaient fatigué, mais bien parce notre hôtesse fut charmante et bavarde. Et nous sommes partis en se disant qu'il ferait bon revenir poser nos valises dans ce joli coin agréable. Car si le Cap-Corse est connu pour ses rivages enchanteurs, l'intérieur des terres méritent que l'on s'y promène....

La deuxième étape nous amènera à Corte, plus exactement à Santo Pietro de Vénaco, lieu de notre halte pour deux jours. Mais tout d'abord, nous continuerons notre tour du Cap, sans pouvoir hélas s'arrêter à Nonza, village magnifique mais dont les parkings étaient déjà encombrés par des touristes plus matinaux que nous...

Une petite halte à Saint Florent et nous voilà reparti vers Oletta, le défilé de Lancone, puis la nationale jusqu'à Corte, sa citadelle, et son riche passé.Corse-Corte

A "La Villa Michel", lieu de notre villégiature, l'accueil fut chaleureux...

Et les canellonis au  brocciu, délicieux.... Sans oublier la charcuterie, dont je ne peut que reconnaître qu'elle est ...excellente! Et le civet de sanglier..... Ah! J'oubliais: le fromage en provenance directe de la bergerie familiale.... Que du bon!

Au programme du mercredi :  les gorges de la Restonica, les lacs de Melo et de Capitello....

Ici, l'altitude n'est pas très prononcée, nous ne monterons qu'à presque deux mille mètres. Mais que les sentiers sont durs! A croire que le Corse ne connait qu'une seule direction : la ligne droite! Le lac de Melo sera atteint après avoir traversé quelques névés, par le sentier dit le plus facile... Sans neige, surement.... Nous effectuerons le retour par les échelles, certe aux à-pics plus impressionnant, mais de notre avis, plus accèssible...Corse-lac de melo

La montée au lac de Capitello se fit par un sentier abrupt et caillouteux puis au travers de névés. De la vallée, montaient de sombres  et menaçants nuages. Rapidement, le soleil disparut et la polaire fut de mise: le lac, gelé, s'offrait à nous dans un dégradé de rose... Pas question de s'attarder, les langues de brumes se déversaient des montagnes environnantes...Corse-Lac de Capitello

 Au retour, nous avons tenté le bain dans les eaux claires de la Restonica...

Prétentieux que nous étions...

Le lendemain, direction Porto par la Scala de Santa Régina. Une route sinueuse et étroite prend la direction de Calacuccia et surplombe les gorges du Golo. Le soleil resplendit et nous ne sommes pas pressés...

 Sur notre droite, le Monte Cinto, encore enneigé, domine le paysage. A la sortie d'un village, en contre-bas, notre premier pont génois.

Corse-pont génois Le Col de Vergio est raidement atteint. Là, nous ferons quelques pas sur le mythique GR20. J'ai des fourmis dans les jambes.... mais ce sera pour une autre fois.

Accroché sur un côteau, voilà Ota: les gorges de la Spelunca nous attendent. Nous les remonterons jusqu'au pont génois de Zaglia.

Ce chemin restera à jamais gravé dans ma mémoire. Voulant laisser passer un couple de touristes mal chaussés, je m'étalerai de tout mon long avec une douleur fulgurante à la cheville gauche. Verdict sans  appel : entorse et genou droit bien amoché. L'eau froide du torrent calmera bien un peu la douleur, mais il faut revenir sur nos pas et rejoindre notre véhicule. Chaussure bien serrée, je serre les dents.

En cette fin d'après-midi, Porto et son golfe magnifique s'offre à nos regards.

C'est le bon moment pour visiter les fameuses "Calanche" de Piana... Heureusement, la plus grande partie se fait par la route et mon chauffeur est à l'écoute de mes moindres demandes photographiques....

 Corse-Les Calanche vue de Piana

Golfe de Porto et les Calanche vus de Piana

 Le lendemain, devant le gonflement prononcé de mes cheville et genou, la pharmacienne du coin fort compétente, me sermonera. "Ici, tout l'été, nous avons des problèmes avec les gens mal chaussés. La prochaine fois, vous ne laisserez pas le passage!" Je n'ose imaginer mon état si je n'avais pas mis mes chaussures de randos....

Difficile de marcher dans ces conditions... Décidant de rester un jour de plus à Porto, nous nous dirigeons vers Galeria et presque par hasard, à la recherche d'un endroit pour nous restaurer, nous nous engageons dans le vallée du Fango. Endroit calme, accessible et peu encore fréquenté par les touristes en cette période de l'année. P1010426Cette région est belle.... 

Mais voilà, tout à une fin. Nous sommes déjà samedi et ce soir nous embarquons à Bastia.

Nous décidons de rentrer par Ajaccio. Le bord de mer entre Piana et Ajaccio ne présente qu'un intérêt limité. La route, très belle et très roulante, serpente et descend sur Cargèse, longe le bord de mer puis s'élève vers le col de San Bastiano et celui de Listincone avant de rejoindre la zone commerciale d'Ajaccio....

La ville est encombrée, nous ne ferons qu'y passer, mais avant, petit détour vers les Îles Sanguinaires.P1010478

Sur le chemin du retour, le Col de Vizzavone sépare la Corse du Sud de la Corse du Nord. Ici, le GR20 descend du Monte d'Oro et continue son cheminement vers Conca et la mer.

La cascade des Anglais est proche. Serrant bien mes godillots, nous nous y rendons tranquillement. P1010488

Puis nous atteindrons Bastia où une visite du Vieux Port s'impose. La place Saint Nicolas nous offrira un moment de répit avant de rejoindre l'embarcadère, son excitation du départ, et le grand ferry jaune et noir battant pavillon àTête de Maure...

 

Corse-tête de Maure

 

 

 

 

 

Nous avons aimé:

L'accueil chaleureux et simple de nos différents hôtes et notamment celui de Mme Beneventi à Pino...

La cuisine inventive d'Ange "Au Bon Clocher "à Canari...

La charcuterie incomparable, les canellonis au brocciu, le civet de sangliers, les truites farcis au brocciu , le fromage du beau-frère, de la Villa Michel à Santo Pietro de Vénaco...

La simplicité de l'hôtel du Golfe à Porto face à la mer....

Le restaurant-pizzeria "Ponte Vecchiu" dans la vallée du Fango pour sa simplicité, sa charcuterie, son sauté de veau...

La beauté des Calanches de Piana, la vallée du Fango, les gorges de la Restonica et celle de la Spilunca

La bière Pietra

Les villages perchés

La brasserie " Le napoléon" à Bastia

Les vaches, cochons et chèvres en pleine nature...

Et plein d'autres choses aussi que j'oublie surement!

 

Nous n 'avons pas aimé

L'entré d'Ajaccio. A force d'avoir des zones commerciales identiques partout, les villes perdent de leur charme....

La route entre Piana et Cargèse sans âme

Saint Florent, trop touristique

Le défilé de Lancone, quelconque

 

Voir les Album photos:

 

Corse-Premier jour : Le tour du Cap Corse de Bastia à Pino

 

 

Corse-Deuxième jour: De Pino à Santo Pietro de Venaco

 

Corse-Troisième jour: Les lacs de la Restonica

 

Corse-Quatrième jour: De Corte à Porto / Les Calanche de Piana

 

Corse-Cinqième jour: la vallée du Fango

 

Corse-Dernier: Retour sur Bastia - La cascade des Anglais

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans compte rendu

Commenter cet article

Jean-Yves 09/06/2010 17:27


Bon, on a qu'une envie c'est d'y retourner, de se faire le GR20 en entier si possible, de "gueuletonner" dans les petits restos indiqués dans ce reportage, et donc une question: c'est quand qu'on
part là bas?