Re-haussons le niveau...

Publié le par Lou Reïgis

Dans un sketch désopilant des Monthy Python un match de football se déroulait entre la Grèce et l'Allemagne.

Coté Grecs: Platon dans les cages et Socrate en pointe...

Coté Allemands: Kant en défence, Nietzsche en attaque...

Arbitre: Confucius en personne...

Au coup d'envoi lancé par l'arbitre, les joueurs-philosophes méditent en marchant, sans se préoccuper une seule seconde du ballon. Soudain Archimède s'écrie << Eurêka !>>  Il lance une action éclair, tête plongeante de Socrate et BUT !!!!!!

Le jeu de ballon de foot est une lucarne fantastique et saisissante sur les paradoxes de notre monde dit "moderne".

Le football est un sport planétaire où deux logiques s'affrontent. Les joueurs aux salaires sans aucune mesure avec le talent qu'on leur prête, donnés par des oligarques industrielles et pétrolier.

De l'autre coté, le football rassemble ses adeptes dans de grandes messes cathodiques, où Platon nous renvois aux mystères d'Eleusis, rituel antique où des hommes et des femmes entraient en transe pour communier avec la déesse de la Terre Déméter. Frédérik Nietzche verrait dans la populace des supporters, une <<consolation métaphysique>> qu'il assignait au choeur des foules rassemblées, ou la communion d'un stade se manifeste par une "ola", des chants et des slogants.

Les adepte du foot ont leurs dieux planétaire. Ce peuple est polythéiste. Diégo Maradona et plus qu'une icône. Son Eglise compte à ce jour 100 000 adeptes et le "Diégo Nuestro" équivalant du "Notre Père"... Diogène le Cynique n'aurait pas renié <<la main de Dieu>> marqué de la main en 1986 par Diégolito contre les Anglais...

Et que dire de notre "Zizou" national? Une "Mattérazi"?...Tout lui est pardonné au nom d'une justice supérieur des lois non écrites pour transgresser le droit existant... Zinédine Zidane, héros grec entre Antigone et Achille, prêt à tout pour défendre son honneur... 

Donnons au peuple "du pain et des jeux". Il oublie ainsi la réalité de sa vie prise entre un coeur sentimental, une espérance folle des lendemains qui chantent, et la brutalité consciente de sa propre finitude et, se faisant, de l'absurde de toute échappatoire, métaphysique, transcendante, immanente où matérialiste. 

Quoiqu'il en soit, demain, au Stade Olympique où joue l'OM, où dans le chaudron des Dieux Verts "les Dieux sont sur le pré, courre s'y vite, courre s'y vite, les Dieux sont sur le pré courre s'y vite, ils vont jouer!"

(Chronique librement inspiré du mensuel Philosophie Magazine, n 39 Mai 2010).



Publié dans chronique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article