Les rives de l'Ardèche

Publié le par caminares

 

Bientôt les vacances.

Après une année de dur labeur, ces quelques semaines de repos seront les bienvenues.

Afin de profiter au maximum de ce laps de temps bien trop court, je retourne au pays. Je ne sais si l’âge avançant un besoin absolu de certitude m'envahit, mais plus le temps passe, et plus le désir de me plonger au sein de mes racines se fait pressant.

Alors, avant de m’envoler vers les hautes terres d’Ecosse et son légendaire Nessie, je retrouverai aux bords des rives l’Ardèche un peu de cette sérénité que la vie stressante de notre quotidien élimine insidieusement.

Les rives de l’Ardèche….

Que de souvenirs au bord de cette onde capricieuse…

Mon premier baiser, chaste mais passionné… J'avais 10 ans...

Plus tard, ma première ivresse amoureuse, sous le cerisier, à l'abri des regards indiscrets... Amour d’été qui ne dura pas….

Mais aussi de somptueux souvenirs de parties de pêche, fritures prises du haut du barrage, rochers plats repère de goujons voraces, remous tourbillonnants, sanctuaire d’ablettes et de vairons…

L’Ardèche et ses colères, torrent grondant, envahissant, escaladant les talus du rivage alors que la montagne au loin résonnait des colères du Tanargue…

Cette onde magnifique est en moi. Chaque été, avec ravissement, je me plongeais dans l’eau fraîche de la rivière avec mes compagnons de jeux. Et ce n’était que rires et cris de joie !

P1010183Que se soit dans la propriété jouxtant la nationale, plus rarement au Gour de Taillan et puis l’adolescence venue à cette plage de sable fin dites Cigales, sous le pont de l’ancienne voie ferrée, entre Labégude et Lalevade, notre bande de joyeux drilles, filles et garçons de tout âge et de tout horizon, se retrouvait d'été en été. Nos baignades avaient le charme simple du bonheur…

Les plus grands surveillaient les plus jeunes. Parfois, des flirts s’ébauchaient, mais l’automne venu, chacun retournait vers son quotidien et la vie reprenait son cours. On se promettait d’être là aux vacances prochaines….

Puis le temps passa. Et l’on s’oublia….

Chaque année, je retournai au bord de l’onde, espérant retrouver les fantômes de mon adolescence envolée…

Chaque année, immobile auprès d'un osier, je jouais à attendre qu'une libellule se pose sur ma main...P1010193

Alors, cet été encore, comme en pèlerinage, je m’assierai sur le sable blanc de mes amours d’antan….

Et comme un nouveau baptême, je plongerai dans les eaux claires de ma rivière Ardèche…

Publié dans chronique

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Honorine Honoré 24/07/2011 10:58


Mon cher Francis,
Ha! je t'ai bien reconnu malgré ton pseudonyme...
Que de souvenirs de nos jeunes années vibrantes de passion!
Je rougis avec émotions aujourd'hui aux galipettes joyeuses sous l'arbre de nos amours d'adolescence...
Tu tenais une forme... Ha coquin, va!
Qu'es tu devenus? Sur ton blog je te vois en photo...
Tu as, certes, pris du poids, mais qu'elle belle allure tu as encore!
Ha quel regret que tu ne fut pas fidèle, mais nous étions si jeune...
J'ai demandé à ton amis J-Yves de rajouter cette si belle chanson de G Brassens chantait par M. Leforestier , nos deux idoles de notre belle jeunesse.
Réponds moi si tu approuves au n de tel que t'auras donné ton copain d'Ardèche, et dis moi si tu penses encore un petit peu à moi...
Honorine Honoré