Mardi 13 octobre 2009
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19:50
Samedi 10 Octobre deux gauloises (sans filtre), l'une brune grisonnante et l'autre vaguement
roussissante, ont arpenté le plateau de l'Oppidum de Jastres.
Les premières couleurs d'un automne en retard impressionnaient la toile du paysage, qu'un peintre inconnu au talent séculaire badigeonnait grâce à la magie créatrice d'un pinceau subtil et délicat
puisant ses couleurs dans la palette du temps... (ouf!).
Un Gaulois grognon les accompagnait dans leurs tribulations intemporelles, maugréant sur la gadoue des sentiers et l'indécision organique d'une saison refusant la fin de l'été par des effluves de
thym mêlée d'amandes amères (si si...)
Nos deux Gauloises ( avec filtre ), passèrent sans manifester le moindre intérêt archéologique pour les vestiges de l'Oppidum Gallo-Romain , pas plus que pour le camps de César, établi jadis en ces
lieux pour aller foutre une raclée au Vercingétorix, à Gergovie. Vous connaissez la fin provisoire de l'histoire: c'est César qui reçu la pâtée...
Elles étaient venues pour crapahuter, point barre...
Les Romains, après quelques massacres de barbares chevelus, colonisèrent le pays qu'ils baptisèrent "Ségusiane".
Comme d'habitude la majorité baissèrent leurs braies après la Bérézina d'Alésia...
Considérant l'affaire entendue, les Gauloises repeuplèrent la Gaule avec une légion d'occupants, autrement dit, les délices de Capou post guerre des Gaules, donnèrent la France d'aujourd'hui...
Certes, c'est un raccourci, mais il serait trop long de vous conter ici par le menu les nombreux avatars similaires, de notre histoire de la France.
J'en reviens à nos deux Gauloises (blondes light) qui finalement optèrent pour la recherche d'un dolmen mythique et mystique, délaissant la beauté de la rivière Ardèche au bas de l'Oppidum dont
elles n'avaient strictement rien à cirer...
Elles le trouvèrent naturellement, car il n'avait pas bougé d'un iota depuis plus de 2000 ans...
Mes deux Gauloises (paquet rouge) heureuses et comblées méditèrent un moment sous le dolmen antédiluvien, l'une un peu" braque" disant ressentir des "vibrations"(?!) émotionnelles et l'autre savait
pas et s'en fichait d'ailleurs...
Quant au Gaulois accompagnateur des deux Gauloises (papier maïs), il serait bien incapable de vous citer le parcours dans le détail, ayant l'habitude de converser avec ses pensées en toute
indépendance d'esprit, bien loin des préoccupations de comptes rendus techniques à fournir, qui, par ailleurs, l'emmerde prodigieusement.
Et puis pour ceux ci, son pote Caminarix est expert en le matière et allez donc relire "le bois aux Druide", vous vous rendrez à l'évidence qu'il a lui aussi une fâcheuse tendance à ressentir
d'étranges phénomènes, des trucs bizarres, des palpitations émotives en des lieux ou, peu être, une vie antérieure et patati, et patata...
Ce fut une belle après midi quand même, mes deux Gauloises (à rouler) fourbues et ravies rentrèrent en leur vallée de l'Eyrieux par le plateau du Coiron à la beauté sobre et sauvage, dans le char à
boeufs de Lou Reïgix.
Par Loux Reigix
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Publié dans : chronique
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