Les "Fabricaïres" de Saint Privat....

Publié le par caminares

Ah! Elles en ont eu du Fil à Retordre, les Fabricaïres de Saint Privat ou d'ailleurs...

Enfant, je passais le plus clair de mes vacances au bord de ce canal qui jouxte encore la propriété de ma Grand-Mère où réside aujourd'hui une de mes cousines. J'y ai appris à nager, à 10 ans, en vacances l'été, lorsque le lundi matin nous avions le droit de le barrer afin de récupérer le précieux liquide qui, une semaine durant, allait donner au jardin de merveilleux légumes...

Mais quel rapport avec les "fabricaïres" de Saint Privat? J'y viens.... Ce canal, en son temps, alimentait les nombreuses filatures dont les poétiques noms ont enchanté mes vacances. Car, je n'ai jamais su, au grand dam de ma tante, jusqu'à ce jour, où se situait Numéro 1, Numéro 5, voire Numéro 3.... Et que dire de Numéro 4 qui, elle se trouvait à Barnas...

Bref, à l'initiative du Club des Ainés de Saint Privat, quelques unes et uns ayant travaillé aux moulinages, ont ranimé les souvenirs de tout un bourg ardéchois, mais aussi la curiosité d'un toujours enfant lorsqu'il s'agit de ce village si cher à mon coeur....

img024.jpgMarcelle, amie de longue date de la famille, dont le témoignage figure en bonne place dans l'ouvrage m'a gentiment dédicacé l'ouvrage! Et je suis bien d'accord avec elle: quel dommage que ce canal, patrimoine Saint Privadois soit dans un tel état de délabrement.... Et que de souvenirs au bord de celui-ci, pêche miraculeuse, avec ou sans canne, fous rires adolescents lorsque son oncle Mimi tendait le filet (il y a prescription...) et que.... Promis, Marcelle, je te raconterai la suite lors de notre prochaîne cousinade!

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J'ai même enregistré ma mère, ce dimanche, qui comme tout un chacun, chacune, a aussi travaillé à Numéro 1 (je sais enfin où se trouve cette fabrique!). Son premier travail fut de répondre au téléphone... C'était en 1944...

Mes grand Oncle et Grand tante furent contremaîtres à Barnas, et mon Grand Père travailla à l'atelier au bord du Luol.... Ma Grand-Mère me raconta un jour que, très jeune, mais pourtant déjà travaillant, on l'avait caché dans un grand panier d'osier lors du passage d'un inspecteur (du travail ?). C'était à l'orée du siècle dernier...

Tout un village, tout une population a été marqué par les "Fabricaïres".

Et ce petit opuscule, riche en souvenirs, remet en lumière le fabuleux travail de ces Femmes et ces Hommes qui ont emprunté "le bout du bout de la Route de la Soie".....


Je vous laisse vous delecter de la quatrième de couverture....

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P1050398.JPGLe Canal au "Poisson", été 2012 Saint Privat

(bien entretenu en cet endroit... Merci Didier et Danièle)

Publié dans chronique

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