Chanson d'enfance

Publié le par Lou Reïgis

Allez donc savoir pourquoi le souvenir d'une chanson demeure si fort quand il se love, au hasard d'une mélodie, sur la courbe ronde des paroles et d'une musique.

J'ai sept ans, c'est l'été sur le plateau Ardéchois, nous somme en 1964.

Il n'y a pas de radio dans la maison de mon Pépé Bonhomme. Mais il y en a une chez Marthe, et même la télévision en noir et blanc juchée sur la commode de la cuisine. Je suis à Mézilhac, le ciel tempête de bleu et de vent. J'ai un petit vélo violet que je partage, plus sûrement dispute, à ma grande soeur Régine. Papa nous l'a emmené sur l'impériale de la Simca Aronde "Elysée" verte. De la place du village, je dévale en direction du col, le coeur léger, insouciant, comme le sont tous les enfants heureux. Je suis Jacques Anquetil.

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J'ai une drôle de sensation pour une fillette aux yeux bleus glacier. Elle me glacera le coeur quelques étés plus loin...

Je pose mon vélo, une pédale sur le plot des pompes à essence du parking de l'hôtel Laffont. Je reprends des forces, la cote est rude pour remonter sur la place du village.

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Les grands sapins ondulent sous le vent, cette mélodie empreint à jamais sur mon coeur ce souvenir d'enfance, fugace, mais précis...

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Publié dans chronique

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