Jeudi 12 novembre 2009
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Le samedi 31 octobre restera pour moi un souvenir majestueux... Afin de fêter mon cinquante et quelqu'ième
anniversaire - eh! oui! passé un certain âge, on a quelques coqueteries...- ma blonde, surnommée la Grande S par mon Jean-Yves préféré, m'a offert une après-midi gustative: un stage d'initiation
en la chocolaterie de Puyricard!
Le chocolat, voilà ce qui explique mon léger embonpoint....
Bref, je suis aujourd'hui imbattable sur le fabrication de la spécialité locale, le calisson d'Aix, à la forme
évocatrice, selon la légende, d'une partie anatomique bien cachée de la Reine Jeanne... Et je sais tout ou presque, de la réalisation artisanale, des bonbons au chocolat.
Cette visite porte en elle la magnificence des métiers de bouche.
Revetus d'une blouse blanche aseptisée, le crane coiffé d'une charlotte de la même couleur, nos chaussures
préalablement débarassées de leurs microbes, notre groupe de neufs personnes a franchi le saint du saint où deux jeunes chocolatiers, trois heures durant, nous ont transmis la passion de
leur métier.
Lorsque l'on pénétre dans cet atelier, la première chose qui frappe est la frangance du chocolat, entêtante,
enivrante, invitation à la dégustation.
Fabrication des calissons, préparation du praliné, remplissage des moules afin de constituer une coque prête à
recevoir le précieux pralin ou la pate d'amande, tout nous fût expliqué.
Yeux écarquillés, lèvres entrouvertes, narines alléchées, nos papilles étaient à rude épreuve!
Puis, nous avons remplis nos propres moules. Difficulté du tour de main... Gestes répétés à l'infini, pour un
résultat enchanteur... Et enchantés de notre journée, chacun est retourné en son logis, emportant le souvenir d'une belle journée et deux sachets de chocolat odorant pour lesquel avec fierté,
nous pûmes déclarer :" ceux-là, c'est moi qui les ait fait".
Et si les grands chefs sont les joalliers de la gastronomie, les chocolatiers en sont les
orfévres....
Caminares
Par caminares
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Votre remarquable article sur la chocolaterie de Puyricard est une invitation à la gourmandise.
Un point d'histoire cependant, ainsi que d'anatomie féminine.
Que l'on ai voulu rendre hommage à la Reine Jeanne, qui avait un blason bien plus élevé que cet endroit précis de son anatomie, en donnant la forme supposée de son "jardin des délices" au calisson d'Aix, voilà bien une incongruité populacière, hélas habituelle dans ce vieux pays rabelaisien...
J'ai connue une Reine Jeanne qui à su, sa vie durant, préserver intacte son "bonbon" à bien des malotrus qui se sont retrouvés "chocolat" à l'instant de goûter à sa "friandise"
Moi qui peux vous en parler, en historien de la Reine Jeanne
la forme évoquée du calisson est bien loin de la réalité!
L'abricot en donne une approche plus juste, quoiqu'un peu en deçà au niveau de la couleur.
Le rose pulpeux de cette somptueuse cicatrice donnait à mes papilles quelques saveurs sucrée auquel le plus fin des chocolat ne saurait être comparé.
Et puisqu'il faut appeler un chat un chat, je préciserais encore, pour mieux enfoncer mon clou, que l' ourlé de cette friandise des Dieux que j'ai délicatement effleuré de mes doigts, précédait une explosion sensuelle qu'aucune friandise chocolaté ne saura restituer jamais.
Il fallait que cela soit dit et précisé, pour l'honneur et le respect de la Reine Jeanne.
Bien à Vous,
Régis Houche