Mardi 25 août 2009
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21:30
Par un beau matin de juillet, une troupe nombreuse et décidée s'est retrouvée au départ de Lachamp Raphaël...
Venus de la vallée de l'Eyrieux, de celle de l'Ardèche et même du petit hameau de France perdu sur un plateau riant quelque part en Haute Loire, les randonneurs se sont élancés vers la cascade du
Ray Pic, haut lieu du tourisme ardéchois, mais qui ce jour là, nous prouva que parfois la nature peut nous réserver de bien mauvaises surprises...
En emprunant le GR, dans la fraîcheur matinale de cette moitié d'été, nous avons pris la direction de la Ferme de
Bourlatier.
A notre premier arrêt, Marcelle, couteau en main, nous fit goûter, après l'avoir conscencieusement débarrassé de
sa barbe, ce chardon dit des ânes, dont la saveur de noisette emporta l'adhésion de tous.
A la ligne de partage des eaux, Méditerrannée à l'est, atlantique à l'Ouest, nous nous engageâme sans tarder sur
la ligne de crête douce et descendante. Au loin, l'église de Sagnes et Goudoulet, tel un phare emergeant de la brume, nous donnait la direction au dessus de quelques buissons de framboisiers et
de genêts.
Quelques gourmandes en profitèrent pour se rassasier, non sans prendre un léger retard, que le photographe
habituel de ce blog mit à profit afin de fixer sur sa pellicule quelques paysages d'alentours.
A Sagnes et Goudoulet, la joyeuse troupe s'égaya dans les ruelles et certains en profitèrent pour se lécher les
babines devant le menu ardéchois d'un célèbre restaurant local.
Mais l'heure n'était point encore aux agapes...
Et, résolument, à travers bois et landes, nous attaquâmes notre première montée.
Déjà, le soleil resplendissait, la journée était belle et le souffle de plus en plus court...
Puis, un sentier traversant une combe abrupte, pénétra dans une belle forêt de fayard. Royaume des cépes et autres
girolles? Nous voulions bien y croire!
La calade, bordée de murets de pierres séches débouchait enfin sur la route départementale menant au pied de la
cascade.
Les estomacs commençaient à se plaindre. Nos animatrices ayant reconnus le chemin quelques jours auparavant, elles
savaient où faire la pause casse croûte!
Là, près du pont qui enjambe la Bourge, un petit torrent dévale gaiement la montagne. Malheureusement, la petite
plage étant occupée, nous nous sommes rabattus sur de bons gros rochers débonnaires...
Le ventre rassasié chacun à sa manière, Alain venu de sa Haute Loire sortit de son sac deux petites merveilles de
sa fabrication: liqueurs d'hysope puis de thym furent appréciées à leur juste mesure.
Le groupe se scinda en deux: les courageux, qui ne connaissant pas le Ray-Pic se portèrent volontaire pour une
heure de plus, aller-retour, les plus blasés, ou plus fatigués s'est selon, qui s'élancèrent sur le chemin pavé et montant.
Merveilleux travail d'antan....
Ce chemin monte gaillardement vers une joli ferme située au creux d'un vallon perdu, alors que fayards puis fougères et bruyères odorantes nous accompagnaient.
Le regroupement se fit au bord du ruisseau, dans un petit vallon idyllique. Alors, ce fut la remontée à travers bois vers notre lieu de départ.
Nous ne savions pas encore qu'un drame se déroulait au bord de cette cascade faite pour le plaisir des
yeux.
Un homme bravant l'interdit, se baignait avec son enfant dans cette onde pure et froide quand un rocher dévala,
créant un drame épouvantable....
Nous apprendrons la nouvelle au sortir du bar où nous nous étions réfugié afin de chasser la fatigue de la
journée.
Ray-Pic, mon beau Ray-Pic, j'ai l'âme triste, ce soir en décrivant cette journée....
Par caminares
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