Demain, samedi 11 juillet, alors que certains se mettront sur la Paille, votre dévoué serviteur mariera son fils
ainé!
Autre randonnée, ou plutôt parcours du combattant....
Bref, promis et promise, yeux dans les yeux, se passeront la bague aux doigts à la mairie d'un charmant petit village provençal, Bouc Bel Air....
Et dire que j'ai promis quelques photos à mon complice Jean Yves...
En tous les cas, bonne randonnée à toutes celles et ceux qui participeront à la sortie "la Paille".
Un album retraçant la journée du 5 juillet est en
ligne. Merci à André, de nous avoir fournir matière pour le réaliser.
Du départ le matin à l'Hermet, au retour en ce même lieu, en quelques images, André nous retrace la grande boucle de 22 km, orage en prime....
Décidemment, le temps est vraiment pertubé ces jours-ci dans les montagnes ardéchoises....
Voilà une journée formidablement réussie, qui marquera tous les participants-randonneurs de ce 5 juillet 2009 ! Ils furent
219 courageux qui, dès potron-minet, arrivèrent en nombre à l'inscription, au départ des trois boucles. Tout était organisé pour diligenter efficacement chaque randonneur devant les longues tables
d'inscriptions, ou officiaient, outre nos deux "torpédos de la rando", de nobles dames souriantes, Chantal, Francine, Béatrice et Emilie.
Sous un ciel engageant, les tous premiers partirent au pas de course voir si la promesse publicitaire des trompettes de la renommée valaient le déplacement. Et bien ils ne furent pas déçus ! Au
tout premier ravitaillement, à Geyx, chez Mr et Mme Vergnes, hôtes délicieusement accueillants, un superbe buffet Ardéchois les attendait, à l'ombre majestueuse d'un mûrier. Là, offerts à volonté,
oeufs, fromages, saucissons, "pinard", abricots, sirop et eau fraîche de la source de Mr et Mme Vergnes réconfortaient nos marcheurs émérites.
Et du mérite, ils en eurent! Car si la matinée fut placée sous les auspices d'un ciel azuréen, voilà qu'au mitant de la journée, de gros nuages anthracites pointèrent le bout de leur nez joufflu.
Et ce qui était prévisible arriva. Un énorme orage d'été, tonitruant et pittoresque dans son déchaînement, éclata avec la verdeur des "pètes-culs" des banquets célestes. Les derniers randonneurs
s'étant éloignés du ravitaillement de Geyx peu de temps avant, une opération récupération fut entreprise illico presto, et, sur l'ancienne voie de chemin de fer de la vallée de l'Eyrieux
qu'empruntait le parcours des 22kms, un jeune couple en perdition fut tout heureux de grimper dans un C15 de hasard, trempé jusqu'au os et se confondant en remerciements sur la remarquable
organisation, qui, décidément, avait tout prévu. Trois autres Dames furent chargées en chemin, et le C15 se transforma en bétaillère de circonstance. Voilà une aventure croquignolèsque dont se
souviendront avec humour, nos cinq naufragés des sentiers Gluirassiens.
A l'arrivée à l'Hermet, marché artisanal, animation folklorique, exposition d'art et buvette attendaient les randonneurs, tous unanimes pour souligner la qualité des tracés balisés, le remarquable
débroussaillage effectuée et l'exceptionnel accueil des hôtes des hameaux de ravitaillements. Qu'ils en soient ici chaleureusement remerciés.
Gageons qu'a l'avenir, cette première expérience d'organisation de grande ampleur, sera une base de référence solide, afin de péreniser annuellement, et dans la sérénité, ces superbes boucles, à
l'interieur de la Communauté des Communes des Châtaigniers.
Lou Reïgis
Notre envoyé spécial a participé ce jour, 5 juillet, à Gluiras, aux 3 boucles organisées par le club de
randonnée de l'association "Les Légrémis".
Nous devrions avoir dans le courant de la semaine, compte rendu et photos de cette manifestation.
Gageons que, avec sa verve habituelle, Lou Reïgis, car c'est de lui qu'il s'agit, saura nous faire partager l'émotion qu'une telle journée a du lui procurer...
Samedi 27 juin, 8h15, Saint Fortunat - Ardèche. Notre véhicule est positionné sur le bord de la route depuis quelques secondes, lorsque au loin, un appel code
phare, nous signale l'arrivée de nos amis de Saint Sauveur de Montagut. L'heure du premier rendez-vous est respectée! Nous voilà en route vers trois sommets dont votre serviteur a
longuement entendu parlé depuis des mois. Les trois Becs! Je sais, par quelques récits épiques, que ces monts de la Drôme sont tout, sauf de la montagne à vache... Nous
verrons bien. Pour l'instant, les deux véhicules emplis de randonneurs avalent les kilomètres vers le deuxième rendez-vous ; quelque part entre Crêt et Saillans, le Dède nous attend.... Venu du
Teil en compagnie d'une amie, il sera là bien avant nous, le "minutage" n'étant pas l'apanage de Myriam.... Quelques minutes plus tard, après avoir scrupuleusement respecté les limitations de vitesse en vigueur dans
notre beau pays, nous voilà au fameux rond point. Au dessus de nous, les Trois Becs nous surplombent. Une brume menaçante leur fait comme une parure d'apparât
chic... Un ou deux pronostics sur la météo, un regard sur la carte IGN et nous voilà en route vers le théatre de nos
nouveaux exploits! "Halte là! Halte là! Les randonneurs sont là!"
Nous voilà à pied d'oeuvre.... Enfin équipés, nous posons pour la postérité. Puis, dans un bel élan, en route vers les
sommets! Nous empruntons une route forestière dont le départ se situe sur la départmentale 156, à hauteur de la borne
kilométrique indiquant "Saillans 5 km". Très vite, nous délaissons celle-ci pour nous enfoncer dans la forêt de hêtres en direction des "Chaudières".
Nous sommes sur le GR9. Notre guide bénévole, le Dède, nous explique que ces chaudières servaient jadis à la population locale pour effectuer les grandes lessives, à la cendre, le linge parvenant
là à dos de mulets. Il fallait profiter du bois, ici à profusion. Le sentier, magnifique, se redresse. Le pas se fait plus lent. Je souffre.... Cette montée ne semble pas se
terminer. Certaine pense à abandonner. Mais nos deux fringuantes "Torpédos", savent lui insuffler leur moral d'acier. Et
un pas devant l'autre et ainsi de suite, Babette, courageusement, arrivera au Pas de la Motte.... Premier arrêt, histoire de se désaltérer et d'attendre les retardataires. La brume qui, ici, comme ailleurs, "à
des remords de fleuve et d'étang" (*) nous enveloppe par moments de ses langues humides. Elle va nous accompagner jusqu'au rocher de la Laveuse... Nous reprenons notre progression. Certains d'entre-nous, courageux, restent en T-Shirt et short. Chaleur, puis
fraîcheur humide. On se couvre, se découvre, le temps est bizarre en cette fin de juin. Un peu par goût, un peu par début de fatigue, je traine à l'arrière. j'aime prendre mon temps; Et puis, le
Dède ne nous a-t-il pas annoncer 1000m de dénivellé pour atteindre le premier sommet? Première rencontre au sortir d'un bosquet. Jean Yves, dans un anglais irréprochable, fait la causette à
Jeffrey, ressortissant australien à la recherche de sensation forte dans nos montagnes, alors que, dans son pays, nos rugbymen sont, dans le même temps, en train de prendre la pâté. Il m'étonnera
toujours, mon ami ex-boulanger... Mais où donc a-t-il appris l'englishe? Dans son fournil? Bref, nous discuterons un peu avec notre australien de rencontre... "Good trip, Jeffrey...." La vue lors de la pause sur le rocher surplombant le vide est impressionnante... Au bas, la Drôme déroule ses
méandres, Saillans se réveille peu à peu, et nous, nous nous régalons.... Voilà le Rocher de la Laveuse et son trou au travers duquel Saillans se prélasse tout en
bas.... D'un seul coup d'un seul, la brume se déchire, offrant à nos regards le spectacle des 3 becs. Je comprends
mieux ce qui nous attends... Pause repas, nous sommes dans les temps, il est 12h30. Nous repartons, traversant dans une brume légère, une belle forêt de hêtres. La montée se fait rude. Partout,
des lys martagons. Je n'en ai jamais vu autant! Symphonie de rose, parsemée du rouge éclatant de quelques orchys. Nature généreuse... Puis le coup au coeur: le chemin est, par endroit, bétonné. Sans doute, cela empêche le ravinement, mais cela
semble tellement incongru! La pente est raide. Et enfin, nous voilà au premier bec: Rochecourbe. Viendront le Signal, puis le Veyou, point culminant de notre rando à 1589m. L'altitude oscille entre 1500m et 1600m, mais une fois en haut, il faut redescendre d'une centaine de mètre,
puis remonter.... Les jambes sont dures, mais le paysage sublime.... Du Veyou, nous redescendons au Pas de Siera à 1295m. Là, un panneau nous apprend que la montée par le Col de la
Chaudière est interdite, suite à plusieurs accidents mortels. Voilà qui nous rappelle que l'imprudence et l"amateurisme ne sont pas de mise, même à ces
altitudes.... Toujours bon dernier, j'aperçois mes camarades en contrebas, gambadant dans le Pré de l'Ane, le bien
nommé..... Nous rejoignons alors une belle route forestière. Nous sommes en forêt de Saou. Le pas se fait rapide. Nous
devons retrouver nos deux Babette au Refuge Girard. En effet, au Rocher de la Laveuse, devant la tâche ardue qui les attend, elles ont décidé de pendre le sentier qui mène à celui-ci, écourtant
de ce fait balade et fatigue.... Ce sera chose faite rapidement. Le regroupement effectué, nous reviendrons vers le Pas de la Motte après une
dernière grimpette qui mettra à rude épreuve les mollets de votre serviteur... Un dernier regard vers nos trois Becs. Il est 17h45 et grand temps d'entamer la descente. Nous la ferons en silence, chacun perdu dans ses pensées, l'oeil rivé sur les pierres du sentier. A peine si
nous remarquerons les Chaudières... Une heure après, fatigué, en sueur, mais heureux, nous retrouverons nos véhicules garés bien sagement dans un
renforcement de la route, tout près du hameau des Auberts...
Merci aux deux Babette, Myriam, Régine, alias les torpédos, Béatrice, Vinu, André dit le Dède, Jean Yves, dit Lou Reïgis, Daniel, Jean Claude pour leur gaité et leur entrain...
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